Gutenberg yearbook 2010
Malabar est une police de texte plusieurs fois primée (vainqueur du TDC2 2009, du ED-Award 2009, et du Designpreis Deutschland 2010) qui est sortie en 2008 chez Linotype ; sa lisibilité fait qu’elle convient parfaitement aux publications scientifiques.
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Nous vous présentons ici quelques caractéristiques du Gutenberg-Jahrbuch illustrant la police Malabar.
Le Gutenberg-Jahrbuch 2010 s’habille en Malabar
Le couvre-livre de l’édition 2010 du Gutenberg a été dessiné par Marcus Blättermann, un étudiant du Professeur Georg Barber de l’Ecole allemande de Burg Giebichenstein (Halle). Le Gutenberg en lui-même est conçu par le Professeur Ralf de Jong (Essen). Cette édition 2010 est composée avec plusieurs fontes tirées de la police de caractères Malabar™ ; certaines sont disponibles dans le commerce, alors que d’autres ont été faites sur mesure.Le Professeur Ralf de Jong a eu l’idée d’utiliser Malabar dans le texte de l’édition 2010. Gill Sans® Light et des chiffres médiévaux ont été utilisés pour les légendes. Malabar a remplacé Aldus® Nova et Palatino Sans® et sera aussi utilisée dans le Gutenberg-Jahrbuch 2011.
Nous vous présentons ci-après un extrait d’article rédigé par le Professeur Ralf de Jong sur l’utilisation de Malabar dans le Jahrbuch : « Il était évident que Malabar a été d’entrée la police que nous préférions mais comme prévu, les premiers essais que nous avons faits sur des phrases ont posé des problèmes car une police n’est jamais uniquement bonne ‹ pour soi-même › ; elle doit aussi convaincre dans différents contextes. Et le Gutenberg-Jahrbuch n’est pas forcément la scène idéale pour une police de journaux ; Malabar a une couleur qui quoi qu’il en soit est vive mais qui s’est assombrie dans la phrase. Le style a pris aussi un aspect monotone. Le gros interlignage renforcé par l’effet prononcé des séries formant des lignes a donné un modèle en forme de rayures dans la colonne. Seules les notes de bas de page prennent dès le début un aspect fantastique ; la présentation de gros segments de texte dans des colonnes étroites à taille plus petite est une spécificité qui fait la force de Malabar.
Le professionnalisme du créateur s’est exprimé une fois de plus quand ce dernier a proposé de dessiner une graisse plus claire avec des hampes et des jambages inférieurs plus appuyés pour le GJ ; des verticales et des cursives respectivement accompagnées des petites capitales dont nous avions absolument besoin. Après quelques essais, l’épaisseur de trait était prête à recevoir une graisse spéciale d’intensité intermédiaire qui normalement, arrivera bientôt sur le marché. Cette intensité dans la graisse associe l’économie d’espace d’une police de journaux et la convivialité éclatante d’une police d’édition. Après l’adaptation en profondeur de la surface d’impression, il s’est avéré évident que le texte trouverait sa place avec une mise en page aérée et des espaces généreux sur un côté. C’est la raison pour laquelle le volume actuel s’avère relativement étroit par rapport à ses prédécesseurs directs. »
Couverture du livre
Page de titre
Composition d’un titre d’article
Ouverture d’une section. Les notes marginales du livre sont écrites en Malabar Regular ; Linotype a vendu pendant plus d’un an cette version disponible dans le commerce. Le texte principal est composé avec des caractères d’édition faits sur mesure qui ne sont pas encore distribués
Double-page comportant des notes marginales
Caractéristiques des notes marginales
Double-page comportant une grande illustration
Légendes d’images
Tableau de noms figurant sur le côté de la page
Tableau figurant dans la marge
Texte d’article avec des petites capitales et des chiffres elzéviriens
Double page d’un article écrit en Malabar
Ascendantes et descendantes de Malabar. Ralf de Jong compare deux découpes différentes du caractère d’édition personnalisé fourni par le designer Dan Reynolds ; l’une a les mêmes proportions (sur le plan vertical) que le reste de la famille Malabar, alors que l’autre compte des ascendantes et des descendantes plus longues